Biographie de Volo - Groupe de chanson française
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VOLO

Par Nicole Ferroni

« Au téléphone, il m’a dit : Tu sais Nicole, nous, ce qui nous intéresse, c’est ta signature… Après ce que tu mets dedans… pfffou… » C’est par ces mots que le plus grand des deux Volo (Frédo) a cherché à me convaincre d’écrire ce petit texte qui accompagne la sortie du nouvel album.

Pour être tout à fait franche, son premier choix c’était Thomas Piketty, l’économiste, mais « Pfff….tu comprends Nicole… trop compliqué ».

Il s’est donc tourné vers moi et je n’ai pas osé dire non : les chanteurs de chanson française sont des espèces devenues trop rares pour qu’on les malmène. Des pandas de l’industrie musicale…

Alors va pour écrire le petit texte qui va avec la sortie du nouvel album des Volo…

Dans cette mission, le souci principal était qu’au moment de l’appel du Frédo Volo, je ne connaissais qu’une seule chanson de l’album : « J’hésite ».

J’avais entendu « J’hésite » pour la première fois le 27 novembre 2015, en même temps que je découvrais les deux frères Volo, dans la petite salle polyvalente de Saint-Germain-Beaupré, à côté de La Souterraine, dans la Creuse – oui, les Volo ont une tournée à l’image de leurs convictions.

« Le régisseur les avait plongés tous deux dans une jolie lumière bleue et avec leur physique brindille, on aurait dit deux sardines debouts dans l’océan. »

Deux sardines qui ne suivent pas le courant.

Et j’avais beaucoup aimé la chanson. Au point que – et ils ne le savent pas- j’ai fait, ce soir-là, de cette chanson un de mes étalons.

Étalon, pas dans le sens que je la trouve bien membrée (quoique), mais dans le sens qu’elle me sert parfois à étalonner un peu le ton de mes chroniques.

Parfois, au son des Volo, je fais un pas de côté, je regarde mon texte de travers, je me regarde faire et je me demande, comme dans la chanson : « Alors Ferroni, est-ce-que toi aussi, tu vas t’en aller jeter de l’huile sur le feu..? ».

Aussi, contente de cette petite découverte, j’aurais volontiers acheté tout l’album ce soir-là, et pas seulement par politesse, mais ils ne l’avaient pas. « Pas encore sorti » ils m’ont dit.

Huit mois plus tard, courant juillet, je pars donc les voir en concert à Avignon (concert très bien, d’ailleurs), et je trouve à la sortie la personne la plus compétente qui soit en termes d’informations concernant les Volo : leur productrice. Une gentille brune

Photo-Volo-2qui s’appelle Christine, à qui je demande : « Et sinon l’album..? Vous l’avez là ? ».

Et comme ses poulains, elle me répond : « Alors…en fait, pas encore sorti…on a décalé…mais c’est pour bientôt ».

Bon, donc y a pas un panda pour sauver l’autre dans la chanson française…ils ont tous la force de l’ours, mais la tranquillité des mangeurs d’herbes.

Oui, des Pandas-sardines, les Volo.

Heureusement, mi-août, les frères Volo n’ont toujours pas d’album mais déjà de l’enthousiasme, et le Frédo me propose d’écrire le fameux petite texte, tout en précisant bien que :

« Nicole, promis, dès mon retour de camping – car oui, les Volo, ont aussi des vacances à l’image de leurs convictions –, je t’envoie l’album, histoire que tu saches quoi écrire ».

Fin août, l’album arrive enfin dans ma boîte. Je l’écoute et ça y est, je sais enfin quoi écrire pour ce petit texte de lancement : le nouvel album des frères Volo est vraiment très bien.

Bisous.

Nicole Ferroni, Chroniqueuse France Inter (ça, c’est pour avoir la fameuse signature qui claque…moins que celle de Thomas Piketty, mais un peu quand même).